Bonne Année Amazigh 2958

Slam n’rbbi flawn, kol yan igan amazigh assgass ambarkiy.
yiwid rebi issekssiyid Bouba lmonassaba ) araysstinigh asggas amaynou asggas ighoudan i la Blogoma ze kolo les blogueurs ndonite.
atflah ig rbbi d l’khir d l’hna adgiss ortzrim bela maygan lehna d sa7ss.Ghe lmonassaba n’assgass ljdid amazigh, artmenagh i kolo iz bou tirra lmodawantes assgass ass3zay 
Assgass ambarki kolo f imazighn n la blogoma [donite n lmodawanates tamghribites].

Happy New Year amazigh 2958
Bonne Année Amazigh 2958

Célébration du nouvel an berbère, Traditions et diversité…

L’Etablissement Arts et Culture célèbrera dans le faste, du 9 au 11 janvier prochain, la fête de Yennayer au Complexe culturel Laâdi Flici.

En effet, une ambiance festive est prévue avec un programme riche pour accueillir le Nouvel An berbère. Ces trois jours de fête seront ponctués par des moments de musique et de poésie, des conférences et des expositions. Un concert sera animé par la chanteuse Massi, et l’ambiance musicale sera puisée dans plusieurs régions du pays avec Idhebalen de Tizi Ouzou, des chants de Timimoun, de Djanet, du M’Zab, de Tlemcen. Au menu aussi des expositions de bijoux, tapis, poteries, des tables-rondes qui traiteront de la diversité des pratiques de cette tradition, un défilé de mode représentant les habits traditionnels de chaque région de notre pays.
L’art culinaire sera également au rendez-vous avec une autre tradition de Yennayer, le couscous au poulet (Imensi Yennayer) qui sera servi à la soirée de clôture vendredi. Le dîner de Yennayer est différent selon les régions: Aurès, Alger, Boumerdès, Tizi Ouzou, Tipasa, Tlemcen…
La célébration de Yennayer revêt ainsi un caractère à la fois symbolique et festif. Symbolique dans le sens où il renvoie à l’une des dimensions historique et identitaire de notre société, et festif en ce qu’il recèle de coutumes, pratiques et rituels (culinaires, agraires) qui accompagnent et ponctuent le vécu de nos sociétés depuis les temps les plus reculés.
Yennayer, en tant que repère identitaire et composante immatérielle de notre patrimoine commun, réunit en une date symbolique (la porte de l’année) des régions, des pays dans une parfaite communion culturelle et humaine.
Aussi, le programme de Yennayer de cette année s’étalera sur trois jours et s’inscrira sous les thématiques suivantes: le premier jour sera placé sous le signe du patrimoine, le verbe et le symbole.
Les festivités débuteront vers 16h30 par les expositions suivantes: bijoux (kabyles, targuis), tapis, poterie avec l’artiste peintre Bacha, de la calligraphie avec l’artiste Hamouche, les signes berbères avec l’artiste-peintre Chegrane, sans oublier une expo sur les arts culinaires chenoui. A 17h, se tiendra un récital de poésie qu’animera madame Hadjira Oubachir. Le deuxième jour sera riche en conférences et tables rondes autour du thème «Yennayer: Patrimoine commun et pratiques diversifiées» (Tipasa, M’zab, etc.). La table ronde sera suivie d’une séance de signature d’ouvrages.
On citera les textes Zénètes du Gourara de Rachid Bellil, paru en 2007, l’Ahellil de Saïd Bouterfa paru en 2007. La fin de la journée sera marquée par des chants du M’Zab et Achewiq kabyle ainsi qu’un défilé de mode.
Le dernier jour verra se produire dans l’après-midi la troupe Idhibalen de Tizi Ouzou et une démonstration de Ayrad (carnaval de la région de Beni Snouss à Tlemcen).
Une pause sera nécessaire pour déguster des friandises selon la tradition de Yennayer dans les différentes régions d’Algérie.
Reprendront ensuite les chants de Ahelil de la région de Gourara (Timimoun). La journée s’achèvera sur des chants d’Imzad de la région de Djanet, un dîner couscous poulet et un concert kabyle avec l’artiste Massy. Alors, soyez au rendez-vous et bonne fête à tout le monde.

O. HIND Pour lexpressiondz.com

Un parti politique amazigh invité à Tel Aviv par l’OSCE

Le parti politique PDAM a été invité du 17 au 19 décembre 2007 à Tel Aviv par l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) (www.osce.org). Cette organisation regroupe 56 Etats situés en Europe, en Asie centrale et en Amérique. Elle assure la sécurité d’une région géographique s’étendant de Vancouver à Vladivostok. Son approche en la matière est à la fois globale et coopérative. L’OSCE offre à tous les Etats participants un forum pour les négociations politiques et la prise de décision dans les domaines de l’alerte précoce, de la prévention des conflits, de la gestion des crises et du relèvement post-conflit. Un réseau unique de missions sur le terrain permet à l’organisation de mettre en pratique les décisions politique des Etats participants. L’OSCE est la plus importante des organisations de sécurité régionale. Elle déploie un large éventail d’activités relevant des trois dimensions de la sécurité: humaine, politico-militaire et économico-environnementale. L’organisation emploie quelque 3000 personnes au sein de 19 missions et activités de terrain réparties en Europe de l’Est, du Sud-Est, dans le Caucase et en Asie centrale. Le personnel de l’OSCE travaille « sur le terrain » pour faciliter les processus politiques, prévenir ou régler les conflits et promouvoir la société civile et l’Etat de droit. Le forum de Tel Aviv a regroupé 56 états membres et un parti politique Amazigh : PDAM. Trois états dits arabes avaient refusé le forum de Tel Aviv dont le le Maroc, l’Algérie et la Tunisie, par contre les vrais états arabes ont assisté et parmi eux l’Egypte et la Jordanie. Peut être parce que les premières font l’avocat du diable. D’après des sources, le PDAM a réussit à sensibiliser l’opinion international au sujet de la requête lancée par le ministre de l’intérieur marocain pour dissoudre ce parti. Et dans tous les dossiers des congressistes il y a un dossier explicatif de la cause du PDAM. Cette invitation du PDAM au sein d’une organisation étatique est elle une réponse de l’Europe au gouvernement marocain ? A bon entendeur …. Source : www.amazighworld.org

Bonne Année 2008

Ahmed Zir (Cinéaste indépendant) : « Un festival relancera le cinéma à Sétif »

 Ahmed Zir (Cinéaste indépendant) : « Un festival relancera le cinéma à Sétif »

La maxime « Nul n’est prophète en son pays » sied parfaitement au cinéaste et cinéphile indépendant, Ahmed Zir, bardé de distinctions, glanées aux USA, Venezuela, Espagne et ailleurs. Fort d’une expérience et d’un savoir-faire de plus de 28 années, l’enfant d’El Eulma, qui manie à merveille le court métrage en super 8, parle, sans langue de bois, comme le font les grands, de sa vision du 7e art…

Pouvez-vous nous parler de votre dernier déplacement à la Réunion ?

Cette virée rentrait dans le cadre de la participation au festival international du long et court métrage, intitulé : « L’Afrique et les Iles ». Au cours de cette manifestation, qui s’est tenue du 3 au 14 octobre 2007, j’ai concouru avec une rétrospective d’une quinzaine de films, dont Apocalypse Tomorrow , Après les moissons, Illusions, Seuls les oiseaux , Cuicul, ainsi que mon dernier film Cessez-le-feu , qui relate l’histoire d’un jeune berger qui veut décrypter un message annonçant la fin de la guerre.

Parlez-nous de la réaction du public et du jury vis-à-vis de vos œuvres ?

Etant le seul Algérien à prendre part à un tel rendez-vous, réservé aux professionnels, j’estime en toute modestie que le pays a été bien représenté, sachant que cette participation a été ponctuée par une distinction et des félicitations du maire, qui n’a pas manqué de souligner : « Grâce à vous nous allons garder en mémoire, et pour longtemps, les belles images d’Algérie ». Les œuvres projetées dans les lycées ont été très bien accueillies.

Pourquoi, selon vous, le court métrage, le super 8 notamment, n’est pas très connu par un large public ?

De nombreux courts métrages de qualité souffrent de la sous-médiatisation. Pour véhiculer et imposer nos positions dans un monde dominé par la technologie de la communication, le court métrage est, à mon sens, l’outil idoine et le plus accessible. Il a donc droit à plus d’égards.

Que faut-il faire pour relancer l’activité cinématographique à Sétif ?

L’ouverture, dans un premier temps, d’une salle à Sétif et une autre à El Eulma, fera plaisir aux cinéphiles, nombreux aux quatre coins des Hauts-Plateaux sétifiens. La restauration et sa transformation en mini-village culturel de la vieille ferme, située non loin du 2e pôle universitaire d’El Bez, donneront un grand coup de fouet au 7e art. L’organisation d’un festival, comme c’est le cas pour Djemila, rehaussera l’image de la wilaya, qui ne manque ni de potentialités ni de moyens. La multiplication des rencontres avec des cinéastes, qu’on invitera avec leurs films, sera la meilleure diffusion de la culture cinématographique.

Quels sont vos projets futurs ?

Un court métrage retraçant le quotidien d’un jeune, ainsi qu’une série de films de 6 à 13 minutes, qu’on doit tourner à Sétif, demeurent, faute d’un financement, en stand-by.

Quelles sont vos sources d’inspiration ? Les randonnées et les gens que je rencontre m’inspirent quotidiennement.

K. Beniaiche, El Watan

Festival du Film Amazigh : L’édition de Sétif

Le rendez-vous de Sétif 2008 fera date dans la saga du Festival Culturel Annuel du film amazigh. L’entrée en lice, pour la première fois, des professionnels du 7e art marquera indubitablement cette huitième édition. Cet événement est placé sous le slogan Pour une Algérie riche de sa diversité. Ce sera le tournant historique et décisif du festival, son acte de naissance qui préfigurera de sa nouvelle destinée plus que jamais arrimée aux standards internationaux.

Trois catégories, au lieu d’une, distingueront désormais le festival du film amazigh, la première, mettra en compétition des professionnels notoires avec des réalisations cinématographiques de haute facture réalisées en langue amazighe, en Algérie et au Maroc durant l’année 2007. Pour la première fois, seront projetés en une seule fournée, des films réalisés en 35 mm et exprimés dans les différentes variantes de la langue amazighe : Kabyle, Chaoui , Tamachaqt, Tachelhit et Tarifi . Quelle belle rencontre ! « Clap asaru », est la deuxième catégorie dont la spécificité repose sur le substrat culturel et civilisationnel, au lieu du critère linguistique. La troisième section est dédiée aux jeunes auteurs qui représentent, aux yeux du festival, la réserve potentielle du cinéma amazigh et sa finalité. Du coup, l’édition de Sétif promet d’être singulièrement détonante. Commençant par l’affiche. Jamais le festival n’aura à réunir, l’espace d’une édition, un aréopage de personnalités aussi célèbres. La participation d’un jury de qualité et international, drivé par l’auteur de Macchaho, Belkacem Hadjadj en l’occurrence, place la barre du festival très haut. Des réalisateurs affirmés, avec en sus des films sublimés par la critique, impriment à l’édition un cachet des plus professionnels, de quoi ravir nos jeunes cinéastes !.

Tenez-vous bien : Amor Hakkar (La Maison jaune), Ali Mouzaoui (Mimezrane),Brahim Tsaki (Ayrouwen), Djamel Bendedouche (Arezki l’indigène), Belmokhtar Rabiea (D’un conte à l’autre),Nadia Zouaoui ( Le voyage de Nadia), auxquels s’ajoutent, pour la première fois, trois marocains et non des moindres, Yassine Fennane (Squelette ), Hicham Ayouch (Les arêtes du cœur) et Ahmed Baidou (Les poupées en roseaux), pour la catégorie fiction, et Mokrane Ait Saada (Syfax ) Salim Aggar (Ca tourne à Alger),Ramdan Iftini et Sami Allam (H’nifa), Amokrane Mohamed Mariche (Dix ans déjà), pour le documentaire…. Une affiche à faire pâlir d’envie !

N’oublions pas nos jeunes auteurs, pour qui le festival est une opportunité pour s’affirmer et affûter ses armes. Bien heureux celui qui arrachera l’olivier d’or !

Pour toutes ces raisons la huitième édition ne sera pas comme les précédentes. Loin du suspense et des pronostics, le menu, très copieux du reste, promet de la délectation : Regard sur le cinéma Suisse, et panorama des cinémas du Maroc, nous feront voyager dans deux types de cinéma aux cultures différentes, l’un du nord et l’autre du sud, avec leurs sensibilités et touches propres. Deux tables rondes nous permettront de saisir les nuances de l’un et de l’autre.

La Suisse par exemple ? Une forte délégation y est attendue conduite par des personnalités connues du monde du cinéma, du spectacle et de la presse spécialisée. On peut citer Jean Luc Bideau, André Gazut, Jacques Pouss ,Véronique Bonnet etc. Le Maroc nous réserve de bien belles surprises avec des films de l’année et une présence remarquée des professionnels du cinéma marocain en général et du festival du film amzigh Issni N’Ourgh. L’édition de Sétif sera l’occasion de promouvoir le film amazigh et son ancrage dans le paysage audiovisuel au Maghreb. Un colloque de haute facture intitulé : « Image, Imaginaire et Histoire », se tiendra en marge du festival avec des conférenciers de haut niveau tels Ali Haroune,Louiza Ighil Ahriz, Hassene Remaoun (Algérie), Manceran (France),Patrick Crowly (Irlande) etc. Une occasion rare pour revisiter les événements du 8mai 1945 dans cette wilaya symbole et chargée d’histoire.

Mais auparavant, il y a le show d’ouverture qui marquera de fort belle manière le coup d’envoi du festival, signé Akfadou Production, avec le Maestro, Takfarinas, qui a bien voulu parrainer artistiquement l’édition, qu’il en soit remercié. Tout pour hisser haut l’étendard du film amazigh, et son festival jouera désormais dans la cour des grands.

Par Mr ASSAD Si El Hachemi, commissaire du Festival du Film Amazigh

LA PRODUCTION LITTÉRAIRE DE LA CULTURE AMAZIGHE

La langue et la culture amazighes ont certainement contribué, à côté des autres cultures, à la construction du socle culturel et linguistique commun et à l’émergence de la pensée humaine universelle.

Un grand nombre de constats récemment développés permettent de modifier complètement les traditionnels débats sur la langue amazighe, durant ce 12e Salon international du livre, mais aussi de valider de nouveaux regards et d’en esquisser une vraie prospective.
Cependant, la langue amazighe, doit aussi profiter de l’emprunt aux autres langues internationales. Des constats et études récentes commencent à modifier assez substantiellement les termes du débat. A ces constats, les participants au débat sont naturellement invités à ajouter leur propre expérience et références. On s’efforcera, en effet, de fournir dans nos discussions des références concrètes et des analyses récentes, et non des sentiments subjectifs basés sur une démarche à sens unique, ce qui a, à notre sens, toujours détourné la langue amazighe des vraies questions sur son futur. Une telle chronologie d’une mutation qui s’opère quasiment sous nos yeux est illustrée par l’exemple de quelques éditions qui prennent cette cause en considération. En l’occurrence, Chroniques tizi-ouzeennes de 1844 à 1914, de Jean Crescenzo, Digest de Kabylie de Youcef Merahi…édités par les éditions Alpha. Chronologie du mouvement berbère de Ali Guennoun, Tamazight Sadh Rassen de Laïfa Aït Boudaoud, la traduction des fables de La Fontaine…édités par les éditions Casbah. Dictionnaire du vocabulaire de la langue berbère, de Abdenour Abdeslam, Proverbes et devinettes chaouis, Contes de Berberie du monde de Mohamed Salah Ounissi, Vava Inouva de Bouskine Boussad…édités par l’Entreprise nationale des arts graphiques.
Le Haut comité à l’amazighité, souvent évoqué lui aussi par les médias, au travers, par exemple de la mise en place d’une commission de terminologie qu’il a voulu, destinée à préserver la communication de l’entreprise face aux influences. Son absence à ce 12e Salon international du livre s’est fait sentir. Une opportunité de participer aux côtés des autres cultures, à la construction du socle culturel et linguistique commun et à l’émergence de la pensée humaine universelle. D’ailleurs, une douzaine de nouvelles publications ont vu le jour, tels que Uzzu n’tairi de Hadjira Oubachir, La typologie en tamazight de Belgasmia…«De nombreux ouvrages sont en liste d’attente. Si leur édition ne voit pas le jour encore, le problème se situe aux moyens adéquats», nous a expliqué M.Merahi, président du HCA. Si la langue amazighe commence à apparaître aux yeux de beaucoup de décideurs comme un véhicule linguistique de la division et le tout comme contre-productif, le débat commence à concerner également les sensibilités. Un nouveau regard se fait aujourd’hui. On évoquera ici quelques-uns des deux points développés. La langue amazighe serait ainsi espace sémantique qui sait historiquement mener l’organisation de liens conceptuels et la gestion de la mise en rapport des démarches intellectuelles. Son adoption à des moments spécifiques par les milieux culturels et scientifiques n’est évidemment pas un hasard, l’innovation conceptuelle dont elle a été porteuse à bien des moments et qui a, en retour, souvent décidé de son évolution, que nous soyons à un moment-clé de son rôle dans les mutations culturelles et sociétales de notre temps. Elle explique aussi les méfiances dont son utilisation peut faire l’objet, par certains décideurs, son usage à certains niveaux est évidemment tout sauf neutre. Le champ de l’économie de la connaissance et les nouveaux horizons de transfert des savoirs qu’il suppose constitue aux yeux de beaucoup, une chance nouvelle pour la langue amazighe. Mais cela, on le reconnaîtra, avec peut-être de redoutables conditions, par exemple celle d’apparaître clairement comme une langue de l’expertise et donc comme une opportunité pour obtenir et gérer des savoirs, celle également d’apparaître comme un véhicule privilégié de l’excellence; n’oublions jamais son histoire à ce sujet. Pour mettre tout en ligne sans rien savoir. La langue et la culture amazighe ancrées dans la région méditerranéenne, éléments de l’une des civilisations les plus anciennes de cette région, ont certainement contribué, à côté des autres cultures, à la construction du socle culturel et linguistique commun et à l’émergence de la pensée humaine universelle. En analysant par exemple le fonds lexical des langues grecque et amazighe, l’on relève des centaines de mots communs aux deux langues et à d’autres langues de la région. Même constatation en ce qui concerne le substrat mythologique ou philosophique. Un conte peut exister sous différentes versions d’une région à une autre et d’une culture à une autre dans une même aire géographique. Le mythe d’Atlas ou celui d’Anzsar, par exemple, est narré différemment selon un scénario propre à chaque région. La création d’une académie algérienne avec un conseil pour la promotion de tamazight, est un acte de consolidation de la décision historique de la constitutionnalisation de la langue amazighe en 2002. Mais cela reste toujours de l’abstrait. Et pourtant, le Président de la République a signifié une certaine équité constitutionnelle pour tout ce qui représente l’identité nationale et que tamazight occupe, désormais, une place légitime dans l’échiquier institutionnel algérien; la preuve, on passe de la phase de la réhabilitation à la promotion et à la normalisation de la langue et de la culture amazighes. Pour le reste, le geste du président est courageux et d’une grande importance. Mais il est prématuré de s’avancer sur ce dossier tant qu’il reste dans les tiroirs.

Idir AMMOUR

Source: lexpressiondz.com

reportage : la bijouterie berbère divulgue les secrets de ses artisans

La fabrication des bijoux à Tiznit, patrimoine ancestral, ne laisse aucun visiteur insensible à la méticulosité de ses artisans. Alliant leur savoir-faire à leur créativité, ils ont donné vie à un art dont ils détiennent seuls le secret.
Situé au centre-ville de Tiznit, le complexe de la bijouterie, qui abrite aujourd’hui les boutiques de bijoux typiques, est l’univers des artisans de la région. Un espace où ils donnent libre cours à leur créativité et font renaître les formes d’un ornement de renommée mondiale. C’est dans cet espace où les signes et traces de l’artisan deviennent un ravissement de la mémoire.  Les  visiteurs y plongent comme dans un océan pour percer les secrets de fabrication, de signification et d’usage de la bijouterie berbère.
Traditionnels, modernes ou d’inspirations ancestrales adaptées à la vie moderne, les bijoux berbères semblent enrichis de toutes les transformations et mutations du temps. Toujours fidèle à son identité et confectionné en argent, ce bijou connaît aujourd’hui un grand engouement. «Je me rappelle que depuis que j’étais enfant, j’ai toujours porté une bague ou un petit bracelet en argent. Les femmes de ma famille avaient toujours les doigts, cous, ou poignets ornés de différents bijoux, qui les ont toujours accompagnés depuis leurs jeunes âges. Je dirais que la femme berbère a toujours entretenu une relation d’amour et d’amitié avec ces bijoux. Ils étaient à la fois ses alliés mais également son ornement quotidien», souligne Fadma, rencontrée devant une boutique de bijouterie en argent à Tiznit. En effet, le bijou berbère, souvent confectionné en argent, a toujours constitué le trousseau de la mariée dans les familles berbères. La mère offre à sa fille le jour de son mariage tous les bijoux transmis de génération en génération entre les femmes de la famille. Mais au-delà de sa fonction ornementale le bijou berbère conçu en argent était perçu comme un élément de guérison aux multiples vertus médicinales, il était à la fois utilisé pour chasser le mauvais œil et le mauvais sort.
Pourtant, cette fabrication destinée jadis à des femmes dites traditionnelles est aujourd’hui au cœur des tendances de la mode et fait l’objet d’une forte demande. En effet, de plus en plus de femmes optent pour l’achat de bijoux en argent, typiquement berbères. «Nous assistons aujourd’hui à une meilleure valorisation des bijoux berbères, la demande est à la fois nationale et internationale. Je peux certifier que les clients se trouvent chaque fois émerveillés devant  le savoir-faire et la beauté des modèles qui leur sont proposés. Du coup, ils posent des questions, veulent se documenter pour comprendre la signification des signes et l’histoire de la bijouterie berbère», explique Hamid, bijoutier à Kissariat Assafa, à Tiznit.
Mais derrière cette richesse se cache le talent d’artisans qui se sont donné au métier depuis leur jeune âge.  Ralliant leurs désirs de créativité à leur savoir transmis de génération en génération, ils excellent chaque jour. Usant de matériaux très nobles et traditionnels, ils manient à merveille leurs doigts et mains d’une habileté extraordinaire. Dans une démarche où règnent la concentration, le dévouement et la symbolique, ils se plient aux exigences de leurs talents. Les signes et motifs mémorisés à force d’être retracés et retravaillés viennent ainsi se poser sur la surface lisse argentée pour prendre forme. «J’avais choisi, depuis mon jeune âge, de me donner corps et âme à ce métier de joaillier, je retrouve un réel plaisir à voir  ma matière première se transformer en  passant d’une étape à l’autre  pour enfin prendre une forme. Chaque   bijou confectionné est un accomplissement ou un nouveau défi pour ma main d’artisan et mon imagination d’artistes», confie Hamid. Marqué par une recherche identitaire et esthétique, les bijoux berbères retracent cette quête idyllique de l’artisan d’un lieu où se joint la créativité à l’utilitaire et l’ornemental. La fabrication, qui se fait en deux techniques, dévoile avec grandeur la richesse d’une culture et d’un patrimoine qui a su s’ancrer dans le temps et dans l’espace. Car si la première consiste en le moulage et le découpage du bijou, la deuxième reste l’une des techniques qu’on ne retrouve plus qu’à Tiznit ou dans quelques endroits de Kabylie. Elle est nommée la bijouterie émaillée dans la mesure où des pierres sont introduites dans la fabrication du bijou tel : le louban, le corail ou la verroterie. Dans cette quête  acharnée de la grandeur et de la relance d’un patrimoine riche et diversifié, l’artisan berbère restitue, le savoir-faire, l’héritage ancestral et l’adaptation aux mutations de son temps. Le bijou berbère devient alors un espace où s’immerge l’écriture, le signe et la couleur comme une forme esthétique érigée en œuvre d’art éternelle. Né d’une démarche presque mystique, le bijou berbère a toujours su manier avec délicatesse voire même avec un savoir-faire ancestral, la créativité de l’artisan et les besoins d’ornement. Les formes complexes, les couleurs, les signes et les symboles semblent s’allier en harmonie en donnant naissance à des chefs-d’œuvre  incontestés. Fibules, boucles, bracelets, colliers et diadèmes annoncent cette fascination de l’artisan pour les lignes et les interactions. S’exposant en tableaux d’art, les bijoux berbères relatent cette histoire multiple d’une culture, d’un patrimoine et de ce voyage dans le temps.

Le 23-11-2007Par : Majda Saber DNCR à Agadir
Source : aujourdhui.ma

Internet : le Maroc est amazigh, l’Algérie est berbère.

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Ce n’est pas moi qui le dit, c’est le moteur de recherche www.google.com/trends. C’est ces deux mots que les Internautes des deux pays font leurs recherches sur Internet. Ceux qui s’attendaient à ce que les régions amazighes arrivent en tête, seront peut être déçus ! Dans le cas du Maroc, c’est Casablanca, confirmant ainsi son titre de l’une des plus grandes métropoles amazighes au monde.  Pour l’Algérie, c’est la Capitale Alger qui surclasse indiscutablement toutes les villes de Kabylie. Cette région connue pourtant  par son son irrédentisme  et son activisme amazighs quasiment historiques.

 Par ailleurs, ces résultats appellent trois petites remarques :

Primo, ceux qui ont l’habitude d’aller sur Internet sont toujours des Amazighs citadins, mais ne renoncent jamais à leur amazighité; ils leur collent même à la peau pour dire les choses autrement bien qu’ils vivent dans des milieux pas forcément amazighophiles.
Deuxio,  au vu de ces statistiques,  l’on croirait facilement que l’amazighité s’est massivement définitivement déterritorialisée. Rassurez-vous, ce n’est pas vraiment le cas. En fait, c’est juste que les Internautes amazighs qui ont les moyens, qui sont familiers avec Internet et qui ont accès à un ordinateur connecté au réseau des réseaux se trouvent plus dans les grandes villes que dans les villages reculés de l’Atlas ou du Rif ou du Djurdjura.

Tertio,  un combat symbolique, et c’est vraiment une très bonne nouvelle, a été gagné surtout au Maroc. Le mot « amazigh » s’est imposé définitivement au détriment de « berbère ». Et cela pour au moins deux raisons : d’une part, il est totalement inconnu  de la majorité des Amazighs,  sauf peut-être de l’élite intellectuelle. D’autre part,  c’est un mot étranger qui recèle une charge dépréciative très patente surtout en arabe. D’ailleurs, certains amazighophobes, que ce soit en Algérie ou au Maroc, continuent à l’utiliser pour les raions que vous pouvez facilement deviner.  

Source : amazighworld.org

La question du parti politique amazigh [PDAM]

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Selon Bellaciao.org:

Le gouvernement marocain, dont les membres sont issus exclusivement de la petite minorité arabo-andalouse, a saisi le tribunal administratif de Rabat pour dissoudre le Parti Démocratique Amazigh Marocain PDAM ; le seul parti démocratique au Maroc qui exprime la volonté du peuple majoritairement Amzigh (Berbère).

Le tribunal administratif a notifié la plainte au PDAM le mardi 20 novembre 2007. Le gouvernement El-Fassi reproche à ce parti son appellation « Amazigh », l’identité de la majorité du peuple marocain et qui signifie « homme libre ».

Selon la plainte du ministre de l’Intérieur, ce parti « n’est pas conforme aux dispositions de l’article 4 de la loi sur les partis politiques en vertu duquel est nulle et de nul effet toute constitution de parti politique fondée sur une cause ou en vue d’un objet contraire à la Constitution ou sur une base linguistique ou ethnique ». Seulement voilà ce ministre arabo-nadalou ignore ou a peut être oublié qu’il esiste des partis politiques marocains fondés sur l’islamisme et le panarabisme.

Le parti de l’Istiqlal qui représente cette toute petite minorité arabo-andalouse qui monopolise tous les pouvoirs au Maroc, annonce clairement et sans confusion dans sa charte « l’arabité et l’islamité » comme étant les fondamentaux de son militantisme politique. Pire encore, ce parti de l’Istiqlal, prône ouvertement l’éradication de tamazight, la langue de la majorité des authentiques citoyens de ce pays et une politique d’assimilation des autochtones basée sur la généralisation de la langue et la culture arabes. Curieuse aussi cette agitation, quand un autre parti qui participe à ce gouvernement d’arabo-andalous n’a jamais été inquiété par ce ministère de l’Intérieur ni par la justice marocaine ; il s’agit de l’USFP dont le statut écrit noir sur blanc que « ses membres doivent se conformer au socialisme et aux valeurs arabes » !

De point de vue constitutionnel et juridique le Parti Démocratique Amazigh est légal et également de point de vue judiciaire car la saisi du tribunal administratif a dépassé les délais réglementaires, la plainte pour la dissolution est donc tardive. Pour conclure, le PDAM n’est pas un parti à connotation raciale car le vocable Amazigh veut tout simplement dire « l’homme libre » et les imazighen (Berbères) sont majoritaires chez eux.

Miss NaRif

Pour signer la pétition de solidarité :

http://www.gopetition.com/online/15424.html http://amazighworld.org/human_rights/morocco/index_show.php?Id=1207 http://www.kabyle.com

Selon l’Etat marocain:

La constitution du parti dénommé “parti démocratique amazigh marocain” n’est pas conforme aux dispositions de l’article 4 de la loi sur les partis politiques en vertu duquel est nulle et de nul effet toute constitution de parti politique fondée sur une cause ou en vue d’un objet contraire à la Constitution ou sur une base linguistique ou ethnique, apprend-on dimanche auprès du ministère de l’Intérieur.
Après examen de son dossier de conformité avec les dispositions de la loi sur les partis politiques, déposé en date du 13 février 2007 au bureau d’ordre central du ministère de l’Intérieur, il s’est avéré que le parti en question est dans une situation contradictoire avec l’article 4 de la loi sur les partis politiques, précise-t-on de même source.

Cette non-conformité, qui réside dans son appellation, son règlement intérieur, ainsi que dans son programme, reflète la sensibilité ethnique dans le projet politique des fondateurs du parti, ajoute la même source.

Etant donné que l’amazighité est une composante fondamentale de l’identité marocaine et appartient à tous les Marocains, et qui ne peut en aucun cas faire l’objet de surenchères politiques, et sur la base de l’article 4 de la loi sur les partis, le ministère de l’Intérieur a adressé une correspondance à l’Agence judiciaire du Royaume en date du 18 mai 2007 qui a, de son côté, saisi le Tribunal administratif de Rabat pour obtenir la dissolution du “parti démocratique amazigh marocain”.

Quoi qu’il en soit, le dossier est soumis à la justice qui va trancher, et dont les jugements ont un caractère obligatoire pour tous, y compris l’administration.
MAP 

3 questions à Omar Louzi (Fondateur du Parti Démocrate Amazigh)

Vous créez un parti amazigh au moment où l’état veut interdire toute formation d’obédience ethnique dans la loi sur les partis. Vous le défiez ? Notre parti n’est pas créé sur une base ethnique, mais civilisationnelle et territoriale, en relation avec Tamazgha dont le Maroc fait partie. En plus, le parti est ouvert aux arabophones, à condition qu’ils fassent la promotion du pluralisme linguistique et culturel, de la laïcité, de l’application des chartes internationales des droits humains et du fédéralisme (entre autres).
Ahmed Dgharni se présente au nom de votre parti tout en se disant anti-laïc. Est-ce cohérent ? Dgharni n’a jamais pris part aux réunions qui se tiennent depuis 1 an et demi. Ce qu’il a déclaré sur la laïcité comme “concept importé” n’a rien à voir avec nos statuts. Tout comme le fait qu’il se dise républicain. Nous sommes pour une monarchie constitutionnelle et parlementaire.

Vous affirmez que si votre passeport tarde à vous être délivré, c’est contre votre parti. Ne serait-ce pas de la paranoïa ? Quand j’ai vu les autorités, ils m’ont signifié qu’il y avait un lien avec ma position dans le comité préparatoire. Ils ont dit avoir besoin de plus de temps pour prendre leur décision. Or, je suis invité ès qualité par l’institut européen de la Méditerranée. C’est un signe qui augure d’un raidissement de l’état à notre égard.

Telquel
 Mon point de vue:

je pense que la constitution marocaine est claire, on ne peut pas constituer un parti politique sur la base éthnique.

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